Devant cette croisée, l’un face à l’autre, A un niveau explicite, l’espérance déçue est symbolisée par une navigation qui finit par sombrer dans l’océan, mais en chemin, la rencontre des étoiles est une expérience de la beauté. Cette strophe nous introduit dans le monde du rêve, auquel sont attribuées des vertus alchimiques, dans une image très proche de la poésie surréaliste « L’or que nous demandons... à la transmutation des métaux du rêve. Mais l’œuvre ne s’est véritablement ouverte au lecteur que j’étais qu’en confrontant le roman avec les problématiques philosophiques liées aux thèmes mis en roman par Queneau. Les planches de la barque se désagrègent, figurant « l’espérance » qui elle aussi, se détruit. Le secret de la vie reçue et transmise est lié aux mots [14]. Tu ne trouves pas ce que tu cherches ? Bref, il me semble que de lire ainsi le poème vient encore en approfondir la beauté, tout en suscitant chez le lecteur une vraie compassion pour cet enfant qui désire son père. L’enfant demande à l’homme d’être son père, mais il refuse. Certes l’évocation fait partie de la puissance incantatoire de la poésie, mais cette dernière ne se limite pas à cela. ". Couverture souple. L’enfant a donc l’impression que cette scène mystérieuse peut être en rapport avec le mystère de la conception. Le voyage dans l’au-delà ne serait qu’illusion. Yves Bonnefoy, « Les rainettes, le soir », I, dans Les planches courbes, dans l’édition de poche de la collection « Poésie/Gallimard », Paris, 2003-2005, p. 11 (première édition, Mercure de France, 2001). Or, pour cet enfant, ce sont les mots échangés qui sont la clé du mystère de la procréation : « Il sait que l’on peut naître de ces mots. Profil - Bonnefoy (Yves) : Les Planches courbes: Analyse littéraire de l'oeuvre - Hatier - ISBN: 9782218750854 et tous les livres scolaires en livraison 1 jour ouvré avec Amazon Premium Ce n’est que à la fin de l’interprétation que nous pourrons ou non retrouver le mythe. On a un parallèle aussi discret qu’implicite entre Ulysse et le poète : tous deux sont au sortir d’une nuit d’amour, et s’embarquent sur le fleuve. A cette différence près que Charron ne meurt pas, alors que l’enfant et le passeur disparaissent ensemble. De plus, après ces quelques vers, le poème ouvre une parenthèse qui propose à nouveau l’image de la navigation. Il y a donc une ré-appropriation par le poète qui inscrit lui-même cette problématique dans la pensée contemporaine. Ce serait enfin ignorer tout ce que Bonnefoy a expliqué ou écrit sur la poésie. A cette hypothèse espérée, les vers 35 à 38 opposent de manière abrupte la réalité de ce périple, tel qu’il est vécu par le narrateur, grâce à un nous qui fait ici irruption : Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Pensée par des étudiants, la plateforme Pimido utilise des outils de détection anti-plagiat pointus, permettant l'analyse et l'optimisation de contenu rédigé par des étudiants ou des professionnels. Le jeune enfant voit de loin ses parents se parler, chose qui leur arrive rarement. Des milliers de livres avec la livraison chez vous en 1 jour ou en magasin avec -5% de réduction . Dans un cas comme dans l’autre, le langage est frappé de caducité, on pourrait presque dire, de stérilité. L’enfant du poème représenterait donc le poète jeune, et le passeur serait un père désiré, qui aurait les mêmes caractéristiques que son père réel. Consulte tous nos documents en illimité ! Mais je me suis aperçu en chemin que je ne faisais que construire une passerelle branlante sur des pilotis de plus en plus hypothétiques. La première partie de cette strophe (du début jusqu’au point d’interrogation du vers 60) envisage l’hypothèse d’un voyage « au-delà ».. Voyons les verbes et leurs compléments les plus proches sémantiquement : « Aller ainsi ... au-delà des images... » ; « Aller ... à travers la beauté des souvenirs » ; « Aller, par au-delà presque le langage. L’enfant Le récit que je fais de cet éloignement du père ne constitue au mieux qu’un point de départ. Il est l'auteur d'une oeuvre importante, poétique aussi bien que théorique, qui interroge sans relâche les rapports qu'entretiennent le monde et la parole. Le premier chant raconte un voyage ou une quête. » à rapprocher du « Débordants de choses fermées » dans « le Leurre des Mots » (chant I, strophe III). V : Passage dans le rêve (2ème niveau) Tu verras un rivage plat et les grands bois de Perséphone, A un niveau implicite, on peut comprendre que la parole doit être malgré son énigme centrale, qui est que son vrai pouvoir serait de permettre au fils d’engendrer comme son père. Cette grâce lui est accordée. Par ailleurs, tout le monde ne naît pas poète. Or, ces premiers contacts se font au collège soit, dans le cas de notre poète, à l’âge de l’éloignement définitif de son père. dans lequel l'auteur vit sa propre expérience poétique, au passé comme au présent, tout en la racontant L'autobiographie serait donc le récit personnel, mais non référencé, d'une démarche poétique faite d'errance, d'hésitations, d'avancées lumineuses ou de retenues au bord du gouffre. Retour brutal à la réalité, c’est à dire, en fait, au niveau du premier voyage en barque. Strophe I : « C’est le sommeil d’été... ». Dans ce poème, un enfant sans père ni mère trouve un passeur, il lui donne son obole pour avoir le droit de passer. ISBN 2-7152-2298-X 1. 48 Yves Bonnefoy, "Le siècle où la parole a … » A la fin, ils se perdent dans un espace d’eau et d’étoiles. Yves Bonnefoy, né à Tours le 24 juin 1923 et mort à Paris le 1 er juillet 2016, est un poète, critique d'art et traducteur français.Il est considéré comme un poète majeur de la … Toute notre interprétation renvoie le poète au deuil de son père qui se perpétuerait depuis son adolescence.). Alors que son père s’est éloigné dans l’oubli, voici qu’une ombre apaisante l’accueille. Son désir d’être comme son père lui fait prendre son jeu [2]. Bonnefoy métaphorise les figures essentielles de sa propre enfance, en leur associant les figures mythologiques fondamentales de Cérès[à commenter avec la figure d'Ulysse Ulysse. mercredi 21 février 2007, par PETIET Philippe, Professeur agrégé de Lettres modernes, Lycée Joliot-Curie - Nanterre, Essai sur la structure de l’imaginaire dans Les Planches courbes d’Yves Bonnefoy. C’est d’ailleurs un bon critère de la qualité d’un poème -et de sa critique- que de voir que l’effort de compréhension vient renforcer la beauté de la lecture, et non pas l’épuiser. Ou ils « offrent plus que ce qui est », et la réalité est décevante, ou ils « disent autre chose que ce qui est » et alors ce sont les mots qui sont décevants. Et le titre de la partie souligne bien que cet éloignement condamne le poète à ne prononcer que des mots qui trompent l’espérance, qui ne sont qu’un leurre. Dans la maison perdue. Cette quête du lieu natal est celle d’Ulysse qui voit en Ithaque l’île où il retrouvera son père, sa femme et son fils. Dans l’ensemble de ce premier chant, on a donc une structure inclusive. Il y a une véritable tendresse entre le passeur et l’enfant. Donne sur un pêcher qui ne grandit pas. Or ce qui caractérise Cérès dans l’épisode invoqué, c’est qu’elle est à la recherche de sa fille, Proserpine. Tel lecteur imbécile pourrait croire que le but de cet article serait de « réduire » les poèmes étudiés de Yves Bonnefoy à la simple expression d’un désir enfantin frustré. » Que cette partie ait donné son nom au recueil souligne bien son importance. La poésie est la barque même à bord de laquelle il prend [9]. Elle lui est vitale, à l’opposé du jeu mondain que représentait la poésie pour les poètes de cour, au XVIème ou au XVIIème siècles. Ce mensonge des mots, qui explique le titre du poème, nous montre a priori simplement que les mots sont en décalage avec la réalité. Dès lors que c’est le substitut du père lui-même qui interdit de donner la vie, la seule solution est de mourir avec ce père, dans une mort qui est en même temps l’expression d’une tendresse infinie entre les deux. Par conséquent, il ne s'agissait pas de voir si l'auteur satisfaisait, ou non- les exigences d'un tel pacte, mais de reconnaître tout d'abord des traces autobiographiques dans le texte, avant d'estimer le dépassement qu 'offre l'écriture poétique, dès qu'elle part de l'expérience vécue [Proposition de plan sur la question] Des traces autobiographiques incontestables La maison natale : entre Tours et Saint-Pierre-Toirac, un enfant partagé entre deux maisons- ce qui a pu susciter très tôt le sentiment de l'exil- la quête du vrai lieu Dans le neuvième poème de La maison natale Evocation de Ruth, qui pourrait figurer ce sentiment fondamental de l'absence. Et le poète arrive enfin, dans un « non-savoir » à une nouvelle rive, marquée par le crissement du sable : on ne sait si la rive est nouvelle. Alors que la barque d’habitude n’arrive nulle part, voici qu’elle finit par toucher terre. Cette évocation est renforcée par la présence d’enfants en bas du poème I. Ce désir s’exprime au dernier vers de cette première laisse : « Je désire plus haute ou moins sombre rive », là où probablement, il apprendrait du père les mots magiques qui donnent la vie. Plutôt ai-je poussé un cri d’amour (poème III). Ce refus de faire la poésie du malheur, chose qui peut avoir sa parfaite légitimité, est motivé parce qu’une telle poésie se tiendrait « au rebord disloqué de la parole. ». » Dans son désir de suivre son père (par amour, ou pour connaître les mots qui donnent la vie), l’enfant oblige le passeur à l’embarquer. Et le poème V débute par : « Or, dans le même rêve. L’image du père, présente dans La Maison natale est donc liée à l’enfance du poète Sa mère est infirmière, elle devient ensuite institutrice. Et surtout, l’explication nous paraissait partout rendre le poème encore plus beau. La strophe III nomme la poésie en l’apostrophant, et constitue avec la strophe IV le cœur de cet hymne à cette déesse antique. Ce deuxième chant se structure de façon parallèle au premier chant, en ce qu’il distingue deux niveaux dans la langue, comme le premier chant distinguait un niveau du songe déceptif du voyage, et un niveau du rêve réalisé du voyage. Nombre de ses textes sont à … Ce poème fait donc signe vers un autre imaginaire du poète, un imaginaire terrestre, qui est plus développé dans d’autres parties du recueil, et notamment dans la dernière « Jeter des Pierres » [12]. ». Yves Bonnefoy prend peut-être modèle sur les apologues de Baudelaire (ex : « Chacun sa chimère ») où le fabuliste exprime une vision très personnelle et n’emprunte pas une persona rhétorique. Ce schéma trouve une ampleur plus grande encore dans le long poème en prose, qui s’apparente à une légende, et qui constitue la partie intitulée « Les Planches Courbes. C’est après avoir écarté d’autres hypothèses que ce mode-là m’a paru le plus pertinent. Les Planches courbes Essai sur la structure de l’imaginaire, Contextualisations, histoire littéraire et parcours, Ressources numériques : contextualisation et prolongements, Travaux de contextualisation ou de prolongements, S’approprier les œuvres au programme de Première, Exemples de travaux en interdisciplinarité, PETIET Philippe, Professeur agrégé de Lettres modernes, Lycée Joliot-Curie - Nanterre, Situation d’Yves Bonnefoy dans la poésie d’après 1945, Trois études : la voix lointaine, la maison natale, les planches courbes. ». Strophe V : « Ô poésie, / Je sais qu’on te méprise... ». Le « on ne sait » de la strophe précédente fait place au « peut-être. L’espérance comblée, quant à elle, consiste dans la naissance d’un feu sur un nouveau rivage. Il présente la compassion pour Cérès cherchant sa fille absente comme centrale dans la création poétique. Les Planches courbes précédé de Ce qui fut sans lumière et de La vie errante . Mais cette interprétation est peut-être trop ingénieuse pour être tout à fait exacte. » En suivant la référence homérique, ces ombres pourraient, comme dans les chants X et XI de l’Odyssée, être celles des morts [5]. (Chant X, vers 507-515 ; chez François Maspéro, coll. Une parole qui sait magistralement faire la place du sens et du chant s'élève, à la fois affirmée et … Cette attitude d’espérance du poète est décrite par lui-même comme la démarche de « celui qui demandait un lieu natal. Et l’Océan d’abord, qu’on ne peut songer à franchir 'La pluie d'été Mais le plus cher mais non / Le moins cruel / De tous nos souvenirs, la pluie d'été / Soudaine, brève. Les planches courbes, Yves Bonnefoy, Gallimard. Il semblerait que « jeter des pierres », ce soit écrire des poèmes. Tout passeur se faisait payer. La « sans-visage » du poème I, la déesse du poème II, « l’autre » du poème III sont réinterprétées dans le poème XII comme étant Cérès [10] . Ici, il s’agit plus d’une voix de rêveur plus que de fabuliste : la scène est baignée d’une atmosphère onirique. C’est ainsi que, on pourra lire que dans le recueil des Planches courbes, on trouvera le thème de la maison natale, de l’eau, ou encore de la voix et des mots. Ulysse verrait un autre rivage, « où seraient claires des ombres. L’idée d’une naissance est comprise dans la fin du vers : « Le premier feu à prendre au bas du monde mort. Dès lors, ces phrases expriment un procès, et sont donc porteuses d’une signification. Son père travaillait dans un atelier de maintenance de locomotives, ce qui était physiquement fatigant, à la fois par la dépense physique réelle liée au travail et par le bruit qui devait y régner. Commande ton devoir, sur mesure ! A son retour à la maison, on imagine assez facilement ce père aimé « abruti de fatigue », et se réfugiant dans un mutisme relatif, pour récupérer des efforts de la journée. La lecture du recueil Les Planches courbes publié par le poète Yves Bonnefoy donne l’impression d’un imaginaire très structuré, avec par exemple le thème de la navigation dans une barque -les planches courbes- qui revient de façon très récurrente, et notamment dans les trois parties données en programme aux élèves de terminale littéraire. Il est fait allusion à un vendangeur sans visage. Mais le passeur refuse, comme le père réel de Yves Bonnefoy n’avait pas assumé son rôle en ne transmettant pas les mots de la procréation à son fils. Ici, l’acte d’amour se déroule en silence (« A son silence »), parce que les mots sont impuissants à exprimer ce dont il s’agit réellement. » Cet enfant - femme - est ce qui a conduit le plus essentiellement le désir du poète. La première strophe du poème raconte un réveil dans un grenier d’église, après une nuit qu’on imagine avoir été une nuit d’amour. On sait qu’Ulysse, prisonnier de la nymphe Calypso, veut rentrer chez lui pour retrouver sa femme et son fils. » Au début, il est dans une île (vers 15), et il est fatigué, puisque sa tête est lasse (vers 20). Le troisième terme équivalent nous demeure énigmatique : « ces barrières qu’on pousse dans la pénombre. Tous les deux s’embarquent alors, mais la barque sombre progressivement ; alors, l’enfant et l’homme nagent, le premier accroché au cou du second. L’enfant a reconnu dans Cérès son double dans la figure de l’espérance. Strophe IX : « ... La voix que j’écoute se perd... ». Yves Bonnefoy. Il y a dans ce poème une expression du désir poignante dans sa simplicité. Le premier, c’est la présence de l’article défini « le » devant le nom « enfant. » Le poème XI est plus difficile. Le passeur est représenté comme un « géant » ; ses mains sont « vastes », ce qui correspond bien à des images du père dans la petite enfance. Les mots de la poésie sont le moyen de mimer le père, de trouver les vraies paroles fécondes. Et c’est dans la singularité absolue de ce rapport que réside l’universalité de la poésie : c’est là un de ses paradoxes fondamentaux, qui rend chaque poète d’autant plus important et universel qu’il est inimitable. Voilà donc que le poète s’embarque à la recherche des mots féconds que seul son père est en mesure de lui apprendre. Mais tous ces thèmes évoqués ne font pas une seule phrase. [...], [...] Les Planches courbes sont un recueil autoréflexif. Mais il y rajoute quelque chose comme un thème, ou un accompagnement en faux-bourdon. Charon ou Saint Christophe. Mais le mot « laisse » est définitivement trop laid : le poète ne tient pas ses vers en laisse, comme le maquereau son bouledogue. Elle pourrait être l’amante, et à ce moment-là, l’amante avec le poète sont prometteurs de paternité ; elle pourrait être l’enfant espérée, et alors, l’autre est celle qui est promise. Aussi, las de ces défaites, le voyageur prie pour que les contraires se réunifient, c’est à dire pour que ses désirs soient exaucés. Sur l’ensemble de la partie « Dans le Leurre des Mots ». Strophe II : « Et le rossignol chante... », Le rossignol qui chante alors renvoie à Ulysse dans son île. [4] En effet, la notion de strophe suppose une régularité, que le texte ne présente pas. Les Planches courbes pose en effet de redoutables questions d'interprétation, qui engagent l'œuvre de Bonnefoy tout entière. Ils se parlent, pour une fois. Il nous a enseignés aussi combien seule une démarche attentive aux détails et à l’unicité de chaque univers permettait d’oser une interprétation, au-delà des explications trop schématiques données ça et là. Le « déjà » du poème renvoie donc implicitement à l’issue de la fatigue dans la mort. Heureusement, le vingtième siècle nous a appris à analyser l’imaginaire à partir notamment du désir. On ne confondra pas le recueil des Planches courbes avec le poème du même nom. Notre analyse prend comme point de départ la partie du recueil intitulée « La Maison natale. Trois semaines après avoir terminé cet article, ce post-scriptum intervient pour éviter d’en comprendre à contre sens les intentions. Et d’une façon magnifique, le poète quitte l’enfant en s’endormant. Celle-ci est décrite dans la strophe II comme l’expression de « la voix qui espère. Cette structure fondamentale du voyage en barque est à l’œuvre de façon récurrente dans les trois parties au programme de terminale : « Dans le Leurre des Mots », « La Maison natale » et « Les Planches courbes. », A l’intérieur de la partie « La Maison natale », le thème du voyage en barque est présent dans le poème V. L’éloignement de la rive lové dans une barque ressemblerait bien à une recherche pour retrouver le père, là où il s’est absenté. Et dans la strophe VI, le poète fait des concessions à ces détracteurs de la poésie, en reprenant la même image de stérilité que nous avons vue à l’œuvre : l’eau monte et finit par faire disparaître la parole, dans l’oubli des mots et la mort du désir. L’image du bois qu’on rassemble et qui flambe renverse l’image négative du fagot de bois mouillé du poème II de « La Maison natale. [/(Chant XI, vers 155-159) dans la suite du dialogue, Ulysse demande à sa mère des nouvelles de son père, de sa femme et de son fils. Cours sur Les Planches Courbes 4/35 Le père d’ Yves Bonnefoy est ouvrier aux chemins de fer et il meurt en 1936. Strophe VI : « Et c’est vrai que la poésie... ». Cette recherche est décrite par les deux vers suivants : Et son désir aussi, son besoin de boire Edité par Editions Hatier (2005) ISBN 10 : 2218750856 ISBN 13 : 9782218750854. Pour en savoir plus, consultez notre Politique de confidentialité. Cherchez cette citation sur Google Livre. » [8], Le deuxième élément est la présence d’un enfant. Un tel effort ne donne pas le sens du poème ; il fournit un accès au sens du poème. Et pitié pour Cérès et non moquerie (poème XII). Dès lors, cette réflexion n’aurait plus d’intérêt pour personne d’autre que pour Yves Bonnefoy. Tu t’en approcheras, héros, selon mon ordre. Le recueil de 1965 s’appelle « pierre écrite. [...] L'évasive présence maternelle (poème 9 de la «Maison natale Les premiers poèmes du recueil mettent en avant le sensible et le simple, dont le contact rappelle les premiers temps de l'enfance et la présence de la mère, ainsi trouve-t-t-on de nombreuses références aux sensations, à l'enfance [section la Maison natale, un ou deux exemples à commenter] Le père: il est évoqué dans les poèmes 7 et 8 de la Maison natale père ouvrier, marque par la tâche, que le fils aurait voulu plus proche, et dont l'amour d'enfant n'a pu se dire que maladroitement (voir, dans le poème la partie de cartes truquée). La partie théorique de cet art poétique est le deuxième chant, le premier chant représentant quant à lui un poème qui serait en quelque sorte la quintessence de la poésie. 70- 103)1. ». » Que cette partie ait donné son nom au recueil souligne bien son importance. Vous pouvez paramétrer vos choix pour accepter les cookies ou non. L’acte d’amour renvoie donc au départ de la navigation. Résumé du document. Encore vivant ? Et c’est cela qui interdit de changer le moindre mot d’un poème sans en modifier profondément le sens, ce qui justifie qu’un tel droit relève exclusivement de l’auteur. Strophe VII : « Mais je sais tout autant... », Les deux dernières strophes réaffirment l’espérance, en écho aux trois strophes du rêve exaucé du premier chant. Le souvenir est donc, non pas revisité dans une perspective d'édulcoration ou de célébration, mais recueilli dans la part de sensibilité et d'émerveillement que constitue l'enfance, et que le poète peut réinvestir dans le présent, dans une poétique de l'espérance qui concilie la beauté et la vérité de l'être, comme du langage ! » Grammaticalement, cet emploi du conditionnel est celui d’un irréel du présent. Yves Bonnefoy est professeur au Collège de France.Il a notamment publié, dans "La Librairie du XXIe siècle", Lieux et Destins de l’image (1999), L’Imaginaire métaphysique (2006), Notre besoin de Rimbaud (2009), L'Autre Langue à portée de voix (2013) et Le Siècle de Baudelaire (2014). Yves Bonnefoy L'Arrière-pays. D’abord, ce serait douter de l’intelligence et de l’autonomie personnelle du poète. C’est pourquoi, à notre sens, la partie « Dans le leurre des mots » n’est pas composée de deux poèmes, mais d’un poème en deux parties parallèles, comme par exemple le « Chant d’Automne » de Baudelaire. La parole du poème est à prendre au sérieux en tant qu’elle signifie quelque chose, et non pas seulement en tant qu’elle évoque quelque chose. Le poème IV assigne un devoir : « Je n’aurais pour tâche / Que de me souvenir. Si Ulysse rencontre sa mère au-delà de l’océan, au royaume des morts, le poète ne pourrait-il pas y rencontrer son père ? Voir précisément dans cet ouvrage le poème en prose ; 47 Ibid., p. 78. Enfin, il plane sur le recueil une vision positive de la vie. Il me faut donc répondre aux objections que ma lecture -qui n’est exclusive d’aucune autre- pourrait soulever. Cette lecture diachronique du poème est au reste la plus naturelle. Cet Ulysse a deux traits du père ; il est au-delà de l’eau, et il est fatigué : « sa tête lasse. Pour visualiser le plan détaillé de la lecture, CLIQUER ICI.. Ph, G.AdC YVES BONNEFOY, LES PLANCHES COURBES Divagations autour du titre du recueil Le titre éponyme du recueil (Les Planches courbes, Mercure de France, 2001 ; Gallimard, Collection Poésie, premier dépôt légal en 2003) est un titre … Tous les deux s’embarquent alors, mais la barque sombre progressivement ; alors, l’enfant et l’h… Salué dès sa publication en octobre 2001 comme l'un des livres majeurs d'Yves Bonnefoy, « Les Planches courbes » s'impose en effet au sommet d'un oeuvre sans faiblesse ni reniement. Le poème VI décrit un premier voyage. Cela est si vrai que les muses de l’antiquité ou « l’éclair au front » que Saint-John Perse attribue à René Char sont deux symboles chargés d’exprimer cette singularité. [...], [...] Devoir : la dimension autobiographique Question : le recueil d'Yves Bonnefoy, Les Planches Courbes, est-il autobiographique ? Enfin, qu’il faille « oublier les mots » à la fin du poème, que cela soit dit par le père, vient donner du sens à l’idée que les mots attendus du père sont ce qu’il y a de plus important dans le désir de l’enfant de suivre son père. Et cette beauté acquiert alors une valeur intrinsèque. L’éloignement du père a une expression imagée : « le détache de cette rive. C’était là pour moi le signe que, en tant que lecteur, j’attendais de ma recherche. Cela signifie en tout cas que sont poètes ceux dont le rapport à la langue est au centre le plus vital de leur être, est relié aux racines les plus profondes de leur désir. C’est ainsi par exemple qu’il faut comprendre le recours aux figures mythologiques. Une parole qui sait magistralement faire la place du sens et du chant s'élève, à … Selon notre hypothèse, le départ du père interdisait à l’enfant de savoir procréer, faute d’avoir les mots du secret. » Cela signifie donc que ce type de poésie ne serait pas une vraie parole, au sens où l’entend le poète. dans la barque, découvre que les mots sont décevants : « Pourquoi revoir, dehors,/ Les choses dont les mots me parlent, mais sans convaincre.

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